Meilleurs archers olympiques de tous les temps: #11 Simon Fairweather

28 avril 2016
World Archery a dressé une liste des meilleurs athlètes olympiques de l'histoire du tir à l'arc depuis Paris 1900 jusqu'à Londres 2012.

Photo principale avec la permission de Yoshi Komatsu.

À l'approche des Jeux Olympiques 2016 à Rio, nous révélerons chaque semaine un autre ahtlète de notre liste des quinze meilleurs archers olympiques de tous les temps. Cette semaine, c'est au tour de…

#11: Simon Fairweather

CNO: Australie

Naissance: 9 octobre1969, Adelaïde, Australie

Participations olympiques: 5 (Séoul 1988, Barcelone 1992, Atlanta 1996, Sydney 2000, Athènes 2004)

Les médailles

Sydney 2000 Jeux Olympiques

La citation

“On m'a demandé tant de fois comment j'ai réussi à tirer flèche après flèche pendant le match pour la médaille d'or sans être conscient du score. La réponse est simple. Chaque tir a sa propre histoire. Vous ne pouvez pas rester sur le tir précédent, soit pour vous reprocher un mauvais tir ou prédire votre score si vous aviez continuer de la sorte. Les conditions sont différentes, la flèche est différente. Le défi, c'est de rester concentrer sur le processus, être dans l'ici et maintenant, et faire que chaque tir soit maîtrisé.” – Simon Fairweather

La raison

Simon Fairweather a surpris la nation avec une médaille d'or à domicile à Sydney en 2000, pour ses quatrièmes Jeux. Son parcours fut un long périple.

Il a commencé le tir à l'arc à 14 ans.

“Je suis allé à l'école à Strathalbyn, petite ville située dans les collines d'Adélaïde. Le sport était une grande partie de la vie scolaire, mais le choix de sports était très limité. Il y avait surtout des sports d'équipe tels que le football et le cricket. J'ai bondi sur l'occasion quand le tir à l'arc s'est présenté à moi,” dit-il.

“J'ai rencontré une femme qui travaillait dans un magasin de tir à l'arc grâce à un des autres membres du club, et elle m'a convaincu de rejoindre le club de tir à l'arc d'Adelaïde. Elle est malheureusement décédée d'un cancer environ 18 mois plus tard, mais c'est elle qui m'a mis sur la voie.”

“Elle m'a toujours encouragé à regarder des photos de champions actuels (comme Darrell Pace et Rick McKinney) et essayer d'apprendre ce qu'ils avaient fait pour réussir. YouTube n'existait pas à l'époque. Il fallait réfléchir!”

Fairweather a persévéré pendant un bon bout de temps, s'entraînant à plein temps dès la sortie du collège jusqu'à son entrée à l'université sept ans plus tard.

“Je n'ai pratiquement rien fait d'autre pendant tout ce temps.” 

Il a participé à ses premiers Jeux Olympiques en 1988 à Séoul à l'âge de 19 ans, terminant 16e. Trois ans plus tard, en 1991, il gagnait son premier titre majeur, remportant l'épreuve individuelle aux championnats du monde de Cracovie et menant l'équipe masculine australienne vers la médaille de bronze.

Les attenes étaient élevées en 1992, mais Fairweather n'a pas été impressionnant à Barcelone. Il a ensuite été tout proche de la consécration quatre ans plus tard à Atlanta, avec une quatrième place dans l'épreuve par équipe.

Finalement, les Jeux à domicile sont arrivés. L'équipe australienne de tir à l'arc s'est préparée pour les Jeux de Sydney sous la houlette de Kisik Lee, premier entraîneur sud-coréen à travailler à l'étranger. Fairweather a passé deux ans et demi à s'entraîner à temps plein, et jour de gloire est arrivé le 20 août 2000.

“Je ne me souviens pas d'avoir fait quoi que ce soit de mal. J'étais très rigoureux dans ma routine. J'ai pratiquement fait aucun mauvais tir dans tous mes matches. Ce fut le ‘chef-d'œuvre’ de toute ma vie, je pense,” a déclaré Fairweather.

“Les finales, c'est l'épreuve qui détermine qui a les nerfs les plus solides. Ce jour-là, j'ai été le plus fort plus longtemps. Il est question de suivre sa routine et exclure toutes autres pensées. Ce n'est pas le moment de savourer l'expérience et regarder le spectacle qui se déroulait autour de vous.”

“C'est un peu dommage en fait, car vous manquez un peu de cela. Mais vous devez rester concentré.”

Après une victoire serrée en demi-finale face au Néerlandais Wietse van Alten, la finale se jouait entre Fairweather et l'Américain Vic Wunderle.

“Est-ce que je me suis dit quelque chose à moi-même? Je me suis simplement dit de garder mon esprit sur ce que j'avais à faire, ma routine, pour encore 15 minutes,” se souvient Simon. “Après, il serait temps de penser à la signification de tout cela!”

Devant une foule en délire, toute acquise à sa cause, il l'a finalement assez facilement emporté: 113-106. C'était la première médaille olympique en tir à l'arc pour l'Australie.

“Je ne me souviens pas si bien [de ce qui est arrivé après]. Il avait beaucoup de demandes des médias. Il a fallu des heures pour que je vois enfin ma famille. Et après les Jeux eux-mêmes, j'ai dû assister à différentes fonctions publiques,” a déclaré Fairweather.

“Je n'ai pas tellement aimé ça. Mais à ce moment-là, je ne me suis pas vraiment soucié de ce qui se passait. J'étais juste soulagé d'avoir finalement atteint mon objectif.”

Fairweather a pris sa retraite après Sydney, mais a fait un retour à la compétition pour des derniers Jeux à Athènes. Il est devenu brièvement l'entraîneur national de l'équipe d'Australie en 2009, mais s'est retiré deux ans plus tard seulement, pour revenir à son sujet de diplôme, la conception de bijoux.

“Je l'ai abordé avec la même mentalité. Si vous voulez faire du bon travail, vous devez vous entraîner, et viser haut. Et ne pas vous permettre de mal faire votre travail. Et essayer d'apprendre des gens qui sont meilleurs que vous.”

Pendant un certain temps, il a arrêter complètement le tir à l'arc, mais récemment, il y a réfléchi: “J'avais donné [mon arc]. Mais comme mon amie tire, elle m'a encouragé à tirer avec elle. On vise les mondiaux en campagne cette année, on verra bien ce qui arrivera. Je veux juste profiter de la vie [maintenant].” 

“J'ai passé beaucoup de temps à suivre ce chemin de la perfection et c'est un sacré voyage, mais pas toujours marrant. Aussi, il y a etemps u des années difficiles dernièrement, et donc je veux m'amuser et vivre des moments joyeux.”

Les conseils de Simon à ceux qui veulent réaliser quelque chose dans le sport tournent autour de l'engagement.

“Personne ne peut s'entraîner à votre place. Et vous ne pouvez pas remettre la responsabilité dans les mains de quelqu'un d'autre. Je ne supporte pas d'entendre des archers dire que leur coach les ont fait travailler si dur, les pauvres! De toute façon, s'ils ne sont pas prêts à faire cet entraînement eux-mêmes, alors il faut qu'ils arrêtent de prétendre qu'ils sont des prétendants au succès. Un entraîneur est juste là pour aider, il n'est pas responsable du résultat.”

“Alors profitez-en. Mais rappelez-vous que vos résultats sont le reflet de vos efforts. Il n'y a nulle part où se cacher en tir à l'arc. Votre succès dépend de vous.”