9 leçons tirées de la saison de Coupe du Monde Hyundai

8 septembre 2017
Un passage en revue du circuit de la Coupe du Monde Hyundai de tir à l’arc 2017.

Traduction par Alexane Scelles.

La saison 2017 de la Coupe du Monde Hyundai de tir à l’arc s’est terminée en beauté les 2 et 3 septembre dans le Stadio dei Marmi à Rome, en Italie, avec les sacres de champions du circuit pour Kim Woojin, Ki Bo Bae, Braden Gellenthien et Sara Lopez.

Des luttes intérieures à des scores incroyables et cris de victoire, voici quelques leçons que nous avons apprises au cours des quatre manches et de la grande finale de ce circuit international en 2017.

1. Régularité

C’est impressionnant de rechercher les résultats précédents d’un athlète et de voir qu’il n’est pas sorti du top 10 pendant un moment, mais le Coréen Kim Woojin fait encore mieux que cela. Il a terminé deuxième, deuxième, premier et premier des trois manches du circuit et de la finale auxquelles il a participé en 2017.

En fait, en douze événements de la Coupe du Monde Hyundai de tir à l’arc depuis le début de la saison 2014, il n’a fini que deux fois hors du podium et jamais moins bien que cinquième (à Odense en 2016). Un tel niveau de régularité est incroyable.

Woojin est le favori de la catégorie hommes classique pour les championnats du monde à Mexico, et s’il obtient un troisième titre de champion du monde avant d’avoir atteint 26 ans, cela serait assez inouï.

2. ce n'est pas terminé

Demir Elmaagacli, Yesim Bostan, Alejandra Valencia et Deepika Kumari étaient tous en dehors des quotas de qualification en arrivant à Berlin pour la quatrième manche. C’est seulement grâce à de grosses performances lors de cette dernière étape qu’ils ont tous été qualifiés pour Rome.

Ce n’est jamais terminé jusqu’à la dernière flèche.

3. La panique des pros

Tout au long de la saison, le champion du monde de tir à l’arc Stephan Hansen a parlé de sa lutte avec son décocheur à gâchette lors des finales. Il a opté pour celui-ci tôt dans l’année pour essayer de trouver une meilleure précision lors des matches pour les médailles, mais n’a pas toujours réussi à le contrôler.

“J'ai [très mal] tiré lors de la finale [à Berlin] parce que je n’arrivais pas à contrôler mon décocheur,” a-t-il dit à Rome avant son quart de finale: “Cette fois-ci je vais tirer avec un décocheur back tension. Je n’ai jamais de problèmes avec celui-là, je touche du bois! Il n’est peut-être pas aussi précis, mais il ne me fera peut-être perdre qu'un seul point, ce qui sera probablement suffisant.”

Hansen a fini deuxième de la Finale derrière un Gellenthien en feu, mais la vraie leçon à retenir pour tous ceux qui luttent contre la maladie de la carte, c'est: vous n’êtes pas seuls.

4. L’outsider

Les archers du Kazakhstan dans la catégorie hommes classique ont probablement réalisé le meilleur match de l’année lors de leur succès sur la Corée lors de la première manche à Shanghai. Un dur rappel que ce n’est pas le classement mondial ou des qualifications qui fait gagner le match, mais bien les flèches au centre.

5. Quelle gueule de bois olympique?

L’année qui suit les Jeux Olympiques est une saison lors de laquelle le changement arrive et une nouvelle vague d’athlètes s’emparent du podium, ou plutôt c’est ce que l’on pouvait penser en mars. Mais au final, seulement deux nouveaux venus ont relevé le défi.

Steve Wijler est sorti de nulle part pour remporter sa toute première étape de la Coupe du Monde Hyundai de tir à l’arc à Shanghai, puis à Antalya, c’est Chen Hsiang-Hsuan qui a offert au Chinese Taipei un premier titre sur le circuit dans la catégorie arc à poulies. 

6. GOAT?

GOAT = Greatest Of All Time [le meilleur de tous les temps]. Et Sara Lopez l’est probablement déjà dans la division femmes arc à poulies.

Oui, son incroyable enchaînement de victoires s’est terminé après 31 matches, et oui, elle a bien perdu sa première place au classement mondial en 2017 après l’avoir défendue pendant la durée incroyable de 1033 jours, mais elle s’est aussi battue pour s’assurer un troisième titre de championne de la Copue du Monde de tir à l’arc en fin de saison.

Après son titre aux Jeux Mondiaux de Wroclaw, il ne lui manque que le seul titre mondial pour compléter sa collection de médailles, alors qu’elle n’a que 22 ans.

7. Le score de la saison

Celui de Chang Hye Jin qui a battu tout le monde, y compris les hommes, dans l’épreuve de qualification à Salt Lake City. Elle a réussi 683 points, et aurait probablement dû battre le record du monde, alors que Im Dong Hyun, le meilleur chez les hommes en arc classique, a fait trois points de moins.

8. Une flèche de plus

La meilleure phrase de l’année? Le secret pour bien s’entraîner, selon Ki Bo Bae? “Tirer une flèche de plus que tous les autres.” 

The London 2012 Olympic Champion a incarné cette attitude lorsque, pendant une séance de familiarisation gâchée par des nuages d'orage, elle est restée dehors dans le stade de Rome quand tous ses concurrents étaient partis depuis longtemps.

Elle a poursuivi en remportant la médaille d’or, sa troisième couronne en Coupe du Monde, devant son nouveau fiancé et sa famille. 

9. Comme un lion

Même s’il n’a pas remporté sa cinquième victoire en Finale de Coupe du Monde à Rome, Brady Ellison possède toujours le meilleur cri de victoire entre tous. (Et reste le tout premier à avoir remporté quatre couronnes de Coupe du Monde en carrière.)

La Coupe du Monde Hyundai de tir à l’arc revient pour sa 13ème saison en 2018.

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