Dominique Genet: La passion comme secret de longévité

15 octobre 2017
Mexico City (MEX)
A 48 ans, le Français participe à Mexico à ses huitièmes mondiaux d'affilée.

Dominique Genet, déjà sept mondiaux en extérieur au compteur, c'est un peu le pilier indéboulonnable de l'équipe de France présente au Mexique du 15 au 22 octobre pour les Championnats du monde de tir à l'arc 2017.

Le Français de 48 ans apporte son expérience ​à une équipe masculine d'arc à poulies qui cette saison a remporté deux médailles de bronze en Coupe du Monde (Antalya et Salt Lake City) et aura de réelles chances de monter sur le podium au Mexique.

“Je n'étais pas satisfait de mon début de saison, mais la fin est meilleure et j'ai fait une bonne préparation,” explique Dominique. “Je me sens bien, confiant, et les tirs se passent bien.”

“Sur les sélections, je n’étais pas loin, le niveau se confirme et il faudra maintenant le mettre en place demain [lundi] en qualification.”

Dominique sera épaulé sur ces championnats par Sébastien Peineau et Pierre-Julien Deloche, deux anciens No 1 qui ont tous deux fait un retour remarqué cette saison après une pause forcée à cause d'une blessure pour l'un et raisons familiales pour l'autre.

“C’est mon objectif, essayer d’emmener l’équipe le plus loin possible,” dit-il. ​“C’est plus un partage maintenant, vivre l’expérience avec les coéquipiers, on est des copains.”

Car même si Genet a réussi son meilleur score personnel avec 711 points en qualification à l'occasion des Jeux Mondiaux à Wroclaw en juillet, et même s'il aborde toujours ses matches pour aller au bout, l'actuel No 21 mondial explique qu'en individuel pour lui ça va être plus compliqué.

“Et plus les années vont avancer et plus ça va devenir compliqué. La jeunesse aide quand même à aller au bout plus facilement,” sourit-il.

Genet qui a débuté sa carrière internationale en 1996, participe à Mexico à ses huitièmes mondiaux de suite, avec jusqu'ici deux médailles à la clé: l'argent en double mixte aux côté d'Amélie Sancenot en 2015 au Danemark et le bronze par équipe en 2013 en Turquie, avec déjà PJ Deloche et un autre Seb, Sébastien Brasseur.

“Evidemment, les meilleurs souvenirs c’est toujours quand il y a des médailles, car ça créé une osmose,” explique l'ancien No 3 mondial (son meilleur classement atteint en avril 2013). 

“Une médaille par équipe, c’est encore plus facile à partager, car on a des coéquipiers qui ont la même chose, on sait de quoi on parle et ce qu’on vient de vivre ensemble.”

Côté souvenirs encore, New York restera toujours marqué, car c’était son premier championnat du monde: “Le terrain était vraiment impressionnant, et même si je n’ai pas eu la chance d’aller tirer dans Central Park, j'y étais en tant que spectateur et ça laisse des traces.”

Les endroits qu'il garde le plus en mémoire, c'est sur les Coupes du Monde, où les lieux sont invraisemblables, comme le Trocadéro au pied de la Tour Eiffel ou la place Zócalo à Mexico où il avait terminé troisième de la Finale de la Coupe du Monde Hyundai 2015, il y a tout juste deux ans.

“La Finale à Mexico, c’est que des bons souvenirs, on avait été vraiment bien accueillis, avec un public vraiment super, ça reste une de mes plus belles compétitions.”

“Ça, ça reste et ça restera toujours,” ajoute-t-il nostalgique. “C’est un vrai plaisir de revenir là.”

Le secret de sa longévité c’est d’être passionné, une passion à long terme, même s'il faut aussi les qualités du tireur, la concentration et la rigueur.

Après Mexico, les prochains mondiaux en extérieur auront lieu dans deux ans. Dominique Genet, qui a eu sa première licence en vétéran cette année, pense quand même à sa retraite sportive, pas l’arrêt total mais du haut niveau.

“Je vais peut-être m’avancer, mais je pense que ce sont mes derniers championnats du monde...”

Les Championnats du monde Hyundai 2017 de tir à l'arc se déroulent du 15 au 22 octobre dans la ville de Mexico, au Mexique.