Sancenot: J'aime le sentiment de gagner toute seule

22 June 2017
Salt Lake City (USA)
La jeune Française est la seule représentante tricolore en arc à poulies féminin à la troisième étape de la Coupe du Monde Hyundai de tir à l'arc à Salt Lake City.

Amélie Sancenot, qui a fêté ses 20 ans le 29 mai dernier, a commencé le tir à l'arc en 2008 après que le président du club du village, de passage à la boulangerie de ses parents, lui ait proposé de s'y essayer.

De Meursault, petite commune viticole sur la route des Grands Crus dans le vignoble de Bourgogne en Côte-d'Or, la voilà cette semaine à Salt Lake City, aux États-Unis, en compétition à la Coupe du Monde Hyundai de tir à l'arc.

Que de chemin parcouru depuis ses débuts internationaux en junior aux mondiaux de la jeunesse 2013 à Wuxi. Après deux septièmes places (en individuel et double mixte) cette année-là en Chine, la jeune femme a participé à sa première Coupe du Monde l'année suivante à Wroclaw, en Pologne, où elle a terminé au 20e rang.

En 2015, Amélie a décroché sa première médaille mondiale à Copenhague, au Danemark, avec l'argent en double mixte aux côtés de Dominique Genet. Et en 2016 est venue s'ajouter une médaille d'or internationale dans cette épreuve qui semble lui convenir si bien, associée cette fois à Seb Peineau à l'occasion de la Coupe du Monde de Shanghai.

En individuel, sa première breloque est tombée quelques mois plus tard aux Championnats d'Europe de la jeunesse de Bucharest avec une deuxième place chez les juniors. 

“Une fois qu'on a gagné une médaille en individuel, on est plus confiant, on se dit qu'on est capable de ramener quelque chose,” dit-elle. “Le sentiment de gagner toute seule est différent que quand on gagne par équipe.”

Son objectif avoué cette année est de ramener une première médaille individuelle chez les ‘grands’, car après plusieurs en mixte, elle veut maintenenat passer au niveau supérieur. “Je ressentirais de la fierté, et ça me permettrait de passer un échelon pour avancer; en mixte, on est deux personnes, c'est différent.”

Ce qu'Amélie aime avant tout dans son sport, c'est la concentration et l'investissement sur chaque flèche.

“Il y a toujours une part de compétition où il faut savoir se concentrer et penser aux compétitions internationales, même si bien sûr, on peut aussi tirer entre amis, et là c'est pas sérieux et on profite des uns et des autres,” avoue-t-elle.

En compétition, lorsque le buzzer sonne, c'est là que les choses sérieuses commencent et qu'il faut envoyer ses flèches. Il y a toujours une part de stress, mais c'est ce qu'elle aime et ce qui lui permet aussi d'avancer dans le tir à l'arc.

La jeune tricolore estime être plutôt têtue, un autre point fort selon elle pour avancer dans son sport. “Comme tout compétiteur je n'aime pas perdre et je me bats jusqu'au bout, donc je suis une battante aussi!”

Depuis le retrait en 2014 de Sophie Dodemont, qui fut l'une des meilleures archères poulies au monde après avoir également réussi un beau parcours en classique, l'arc à poulies féminin français se cherche une nouvelle cheffe de file...

“En ce moment chez les femmes c'est difficile,” admet la jeune femme.

Et pourquoi pas Amélie pour succéder à Sophie?

Nos remerciements à Jérémie Grandemange de TruBALL/Axcel pour l'aide apporté à cet entretien.

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