Les Ukrainiennes en finale après avoir battu les championnes du monde

Les championnes en titre colombiennes ont perdu rapidement et contre l’équipe la moins bien classée encore en compétition.

Classée au seizième rang après les qualifications, l’Ukraine a fait la différence dans la troisième volée elles ont réussi une excellente volée de 58 point malgré le vent, contre seulement 52 aux favorites colombiennes.

“C’est incroyable, car c’est la Colombie, les déesses du terrain,” s’est exclamée Olena Borysenko.

“Il y a tellement d’émotions à cet instant, je ne sais pas trop comment décrire ce que je ressens. On est très heureuses de faire partie des huit meilleures équipes du monde.”

Et les Ukrainiennes allaient même faire beaucoup mieux que cela.

Elles ont passé le Danemark d’un point, 220-291, empêchant les favorites locales de concourir devant leur public en liesse au Palais de Christiansborg lors des finales d’arc à poulies samedi.

En demi-finale, c’est le Venezuela qui a subi la loi de l’Ukraine de deux points, l’équipe européenne s’offrant une place méritée en phase finale, malgré de fortes rafales de vent: “La météo est si difficile. On a de l’expérience dans de telles conditions mais c’est fou maintenant, ce vent est dingue!”

Mais cela n’a pas semblé les arrêter.

À l’autre bout du terrain, les Colombiens ont vengé leurs homologues féminins – imitant le jeu de l'Ukraine – en battant l’équipe la mieux classée, la Corée, 233-228. Mais leur parcours victorieux n’allait pas durer plus longtemps.

Les Coréenne ont dominé leurs compatriotes à la fois en ce qui concerne le résultat, en battant tout d’abord la Grande-Bretagne puis l'Afrique du Sud, ainsi qu’au niveau du score, puisqu’elles ont réussi le plus haut score de tous les matchs joués du premier match, hommes et femmes confondus. Toutes leurs flèches sauf quatre ont atterri dans le 10.

Mais après un parcours sans encombre, elles ont complètement craqué en demi-finale. Face aux Hollandaises, Kim Yun Hee, Choi Bomin et Seol Dayeong

n’ont marqué que 52 avec leurs six dernières flèches pour finir avec un déficit de trois points, 222-218.

“C’est mon premier événement senior,” a déclaré la jeune Evelien Groenevald.

“Je suis vraiment surprise et heureuse. Mes coéquipières sont géniales, elles m’apportent un grand soutien et c’est bon de savoir que je peux compter sur elles.”

Un mélange d'expérience et de jeunesse semble payer dans l'équipe néerlandaise. “C’est la deuxième fois de suite qu’on atteint la finale,” a expliqué Irina Markovic, 38 ans. “C’était déjà le cas à Belek.”

“On a fait un excellent travail d'équipe ici. Ça aurait pu être mieux, mais le vent est délicat à gérer. Nous sommes d’avoir réussi à atteindre la cible au bon moment.”

Deux tours passés en douceur pour les champions en titre chez les hommes pour Martin Damsbo, Stephan Hansen et Patrick Laursen, qui représentent le pays hôte.

Mais les Danois ont trouvé plus forte opposition face à une équipe du Canada composée de deux anciens champions du monde individuels Dietmar Trillus (2007) et Christopher Perkins (2011), ainsi que de l’expérimenté Kevin Tataryn.

“Tout peut se passer dans de telles conditions,” a déclaré Dietmar. “Il y a du vent et les matchs sont serrés.”

Le match entre le Canada et le Danemark s’est joué sur une partie du terrain spécialement apprêtée pour la télévision et les spectateurs en direct.

“En fait, c’est probablement plus difficile qu’à l’autre bout du terrain, car ici il y a plus de vent sur la cible, mais le pas de tir est plus protégé.”

Les Canadiens avaient auparavant survécu à un tir de barrage en quart de finale contre l'Afrique du Sud, tête de série numéro 2.

Ils ont pris les devants dès la première volée contre le Danemark et ils n’ont plus rien lâché, pour l’emporter 231-227. Ils auront l'occasion de tirer pour l'or contre l'Iran, qui a battu l'Italie 226-224 dans l'autre demi-finale.

“On va tirer du mieux qu’on peut, il y aura probablement du soleil, de la pluis, du vent,” a prédit Trillus. “L’Iran est une bonne équipe, ils sont solides. Ça fait un bon moment qu’ils sont là.”

Cette saison, les hommes d’arc à poulies iraniens ont refait surface sur le circuit de la Coupe du Monde.

Danemark affrontera l'Italie pour la troisième médaille en jeu dans l'épreuve par équipe en poulies hommes.

Martin espère que les mauvaises flèches qu’il a tirées en demi-finale ne seront qu’un mauvais souvenir lors de sa finale: "Avec ce vent, parfois on a de la chance et parfois on est malchanceux."

“C’est vraiment excitant de pouvoir encore jouer une médaille, ça va être sympa de tirer là-bas. On croise les doigts!”

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