L’Italie survit à trois tie-breaks d’affilée pour atteindre la finale

28 juillet 2015
Copenhagen (DEN)
Dame chance était italienne dans les éliminatoires d’arc classique masculin, avec trois victoires de suite glanées au terme d’un barrage.

Remporter un tie-break c’est toujours palpitant, mais trois à la suite c’est juste incroyable, et il y faut peut-être aussi un part de chance.

L’équipe masculine italienne d’arc classique a certainement eu beaucoup de veine.

Avec dans ses rangs les expérimentés Mauro Nespoli et Michele Frangilli, et le nouveau venu David Pasqualucci, les champions olympiques en titre avait assuré leur quota d’équipe pour Rio 2016 dans la matinée. Ils avaient avoué que c’était leur principal objectif dans ce tournoi et l’avait atteint après un barrage face aux Indiens.

Ainsi, il y avait égalité après quatre sets dans ce match.

L’Inde marquait 10, 9 et 7, alors que l’Italie faisait X, 10, 9 et passait en quart.

Leur prochain adversaire: la Chine.

Les deux équipes se retrouvaient aussi à égalité au quatrième set, poussant l’Italie vers son deuxième barrage de la journée.

Chinois et Italiens lâchaient alors trois 9 chacun. Ça jouait serré, mais encore plus que vous ne le pensez.

Alors que les premières flèches des deux équipes s’étaient posées à la même distance du centre, les deuxièmes ont également dû être mesurées, se révélant être exactement à la même distance du centre, également.

Pour la première fois dans une épreuve internationale depuis la mise en vigueur de la règle, les troisième flèches ont été mesurées et à nouveau presque identiques… mais la flèche italienne était finalement jugée meilleure pour un tout petit millimètre qui a fait toute la différence.

“La pression était forte,” a admis Frangilli.

Une tension qui est encore montée d’un cran en demi-finale quand les Italiens se sont une nouvelle fois retrouvés ex aequo contre le Chinese Taipei.

“Apparemment, dans cette compétition on est abonnés au tie-break,” a ajouté Michele en riant. “On tire bien. C’est délicat avec le vent, mais on est en finale, allons-y!”

Huit, 10 et 9 pour l’équipe asiatique contre 10, 9 et 10 aux Italiens pour une troisième victoire d’affilée en barrage en une seule journée et une chance de jouer l’or dimanche devant le Parlement danois.

La dernière flèche a fait la décision, et c’est Frangilli qui l’a tirée: “C’est mon job depuis les Jeux de Londres.”

Michele était déjà derrière le 10 qui leur avait offert l’or olympique, à lui et Nespoli, dans l’épreuve par équipes des derniers J.O.

L’adversaire de l’Italie en finale: la Corée. Une équipe que les Italiens connaissent bien. “C’est important pour nous de continuer à tirer chaque de la même manière à chaque fois, sur chaque flèche,” a déclaré Nespoli, tête de série numéro 1 en individuel.

“Tous ces matchs sont allés au barrage, mais la prochaine fois, on va essayer de faire la différence plus rapidement. On le sait, la Corée ça reste la Corée, une très bonne équipe. Mais on est prêts à les affronter.”

Les Coréens, qui se sont également garanti une place par équipe pour les prochains Jeux grâce à une victoire au premier tour face à la Pologne, ont battu l’Espagne et les États-Unis, deux fois 5-1, en demi et quart de finale.

L’équipe coréenne féminine d’arc classique n’a pas obtenu d’aussi bons résultats, puisque les Russes ont créé la surprise pour un point en demi-finale après avoir expédié les Mexicaines en trois petits sets.

“J’ai tiré ma dernière flèche très rapidement et ça a marché,” a expliqué  Inna Stepanova, clairement surprise du résultat final.

On est satisfaites de notre façon de tirer, et maintenant on veut vraiment accrocher l’or.”

La Russie affrontera l’Inde, encore une équipe qui a vécu un barrage victorieux pour gagner sa place en finale, cette fois face au Japon.

“J’ai fait un 4 au troisième set et j’avais tellement peur car elles étaient vraiment fortes,” avouait Deepika Kumari. “Je suis contente que nous ayons été en mesure de prendre le contrôle de la situation et tirer trois 10 dans le tie-break.”

Les Indiennes ont promis de faire le spectacle en finale.

“On se battra jusqu’à la fin,” a déclaré Rimil Buriuly.

“On a été surprises de la victoire de la Russie sur la Corée; ça montre leur valeur. Ce serait vraiment super de gagner un tel match, mais ça va être dur!”