Être porte-drapeau, “une expérience émouvante” selon Shamoli

1 septembre 2016
Rio de Janeiro (BRA)
L'archère du Bangladesh et l'Ivoirien Kouassi ont tous deux porté les drapeaus de leurs pays à la cérémonie de clôture de Rio 2016.

Shamoli Ray et Rene Philippe Kouassi faisaient partie des 207 athlètes qui ont porté leurs drapeaux nationaux lors de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Rio 2016.

Membre d'une petite délégation de sept athlètes parmi cinq sports à Rio 2016, la jeune femme de 22 ans avait reçu une invitation tripartite pour participer aux Jeux. Shamoli est ainsi devenue la première femme archère – et deuxième athlète en tir à l'arc – de son pays à tirer aux Jeux Olympiques.

“Ce fut un grand moment et un honneur pour moi d'avoir la chance de porter le drapeau national lors de la cérémonie de clôture à Rio," a déclaré Shamoli.

Porter le drapeau de son pays pour un athlète, c'est l'une des plus grandes opportunités de pouvoir représenter leur pays.

“Ce fut pour moi un moment émouvant et je suis fière d'avoir eu la chance de porter le drapeau national en tant qu'archère. Vraiment, ce moment est gravé dans ma mémoire et je ne l'oublierai jamais.“

Avant Rio, Shamoli avait participé à l'épreuve fémimine individuelle des Championnats du monde de Belek en 2013 et Copenhague en 2015, ainsi qu'aux Grand Prix d'Asie, Jeux et Championnats asiatiques depuis 2013.

Après n'avoir pas passé le cut à ses premiers mondiaux en 2013, Ray a remis l'ouvrage sur le métier afin d'améliorer sa performance en vue de 2015. Pour ses deuxièmes mondiaux, elle a pris la 80e place des qualifications, mais a été éliminée par la Japonaise Saori au premier tour.

Pour ses débuts olympiques en 2016, la Bangladaise a terminé 53e du tour de classement – sur 64 compétitrices – pour ensuite s'incliner au premier tour des éliminatoires, 6-0, face à la Mexicaine Bayardo.

A 36 ans, René Philippe Kouassi était à Rio le plus âgé  d'une délégation ivoirienne de 12 athlètes au sein de six sports. Il a représenté son pays dans l'épreuve masculine individuelle de tir à l'arc, dans laquelle selon lui, “il n'avait rien à perdre à son âge”.

Aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, René était devenu le premier archer olympique de Côte d'Ivoire. A Londres, il s'était classé 59e de l'épreuve de classement et avait perdu son premier match face au Français Gaël Prevost, tête de série No 6.

A Rio 2016, celui qui vit et s'entraîne en France a fait deux rangs de mieux en qualifications, 57e, mais s'est une nouvelle fois incliné au premier tour face à un autre Français, Jean-Charles Valladont, futur médaillé d'argent olympique.

Les Jeux n'étaient pourtant pas totalement terminé pour Kouassi, qui était ravi d'être le porte-drapeau de sa nation pour la cérémonie de clôture pour la deuxième fois après Londres.

“C'est un honneur qui est fait au tir à l'arc pour le travail que nous abattons au niveau national ivoirien et à travers nos participations à divers événements de tir à l'arc en Afrique et dans le monde,” a déclaré Moïse M. Essis, président de la Fédération ivoirienne de tir à l'arc.

“Nous sommes très fiers de la marque de considération manifestée à notre égard et nous poursuivrons sur cet élan pour maintenir la confiance.”

Les Jeux de Rio ont été exceptionnels pour la Côte d'Ivoire, puisque ses athlètes ont remporté l'or et le bronze en taekwondo, un moment historique pour la nation qui n'avait plus gagné de médaille depuis 34 ans.

“J'ai apprécié de vivre ce moment avec mes amis athlètes,” a dit Kouassi après la cérémonie de clôture. “Nous étions tous soudés même si nous venions de discipline différentes.”