FFTIRALARC : Cap 75.000 licenciés !

Le tir à l’arc en France a doublé ses effectifs depuis le titre de Sébastien Flute

Le sport a connu une forte progression dans le pays en 1992 avec le titre de champion olympique de Sébastien Flute à Barcelone, passant de 36’700 licenciés en 1992 à 43’700 en 1993.

Crédit tableaux statistiques et vidéos: Service communication FFTA

Avec au compteur le chiffre de 74’649 le 22 juin 2016, la barre des 75’000 est tout près d’être franchie, ainsi qu’à moyen terme celle des 100 000 membres.

“Cette forte affluence après le titre de Sébastien n'a pu être anticipée et nous avons stagné les années suivantes,” explique Jean-Michel Cleroy, secrétaire général de la FFTA

Les Jeux Olympiques ne se déroulant que tous les quatre ans, profiter de leur effet sur la population doit s’accompagner de campagnes de communication plus ciblées et plus fédératrices.

Ainsi, la French Archery Federation entreprend depuis plusieurs années des campagnes multi-cibles afin d’augmenter le nombre de ses licenciés et participer au développement du tir à l’arc pour tous et dans tout le pays.

La stratégie

La stratégie mise en place au début des années 2000 s'est concrétisée avec une progression régulière (52’000 en 2000 à 72’924 en 2015).

La volonté initiale de la Fédération a été d'accompagner les clubs à se structurer pour avoir la capacité à accueillir de nouveaux licenciés dans de bonnes conditions et développer de nouveaux services.

“La progression du tir à l'arc en France passe par le développement de la pratique pour tous, compétiteurs ou non, mais avec comme leitmotiv de pouvoir accueillir dans le plaisir de leur pratique les licenciés et les amener vers le système compétitif,” explique Jean-Michel Cleroy.

Avec plus de 1’600 clubs de tailles et pratiques différentes, orientés compétitions, tradition ou plutôt convivialité, la variété de profils fait que les moyens pour passer à l’action sont divers.

“Pour faire adhérer à nos choix, nous devons prendre en compte les motivations des uns et des autres,” confirme Sandrine Vandionant, archère internationale et adjointe au Directeur Technique National en charge du développement. “Nous devons parfois convaincre, ce qui n’est pas toujours simple.”

Depuis plusieurs années déjà, la Fédération dispose par exemple dans son offre d’une licence à tarif réduit baptisée “licence découverte“ pour celles et ceux qui souhaiteraient pratiquer le tir à l’arc en club en cours d’année (à partir du 1er mars) sans faire de compétition.

Chaque nouveau membre compte et même les plus petits clubs sont capables de motiver quelques nouvelles personnes. Si l’objectif Cap 75 000 est atteint cette année, tous les clubs ayant généré au moins deux nouvelles licences “découverte” durant les trois mois d’été (juin/juillet/août) participeront à un tirage au sort organisé par la FFTA et dix d’entre eux seront récompensés.

“Une difficulté rencontrée est que peu de clubs ont des professionnels, tout repose donc sur la bonne volonté des bénévoles,” explique Sandrine. “Nous avons la chance que le tir à l’arc reste un sport de valeurs, de passionnés qui ont envie de transmettre leur plaisir, ce qui fait qu’on peut compter sur un grand nombre de clubs volontaires.”

Pour obtenir l’appui des clubs, la Fédération essaie d’entretenir le sentiment d’appartenance à une entité, la FFTA, un peu comme l’appartenance à une famille. Pour cela, elle demande aux clubs de s’impliquer et elle leur fournit des outils qu’ils peuvent personnaliser et des moyens de reconnaissance de leurs efforts et de la qualité de ce qu’ils mettent en place.

Les outils

Pour accomplir l’objectif de la FFTA, le président Philippe Bouclet et son équipe ont mis en place plusieurs actions de communication à l’attention des 1'600 clubs français et de leurs membres actuels.

Le premier outil a été la mise en place de la labellisation des clubs selon trois critères: les installations, le volet sportif, mais aussi la partie concernant le fonctionnement du club (démocratie, convivialité, animations internes).

Puis, ont suivi la création du Label Citoyen afin de véhiculer les valeurs du tir à l'arc, le label de l'école du tir à l'arc français (formation de jeunes à la pratique du tir olympique), et le développement de la féminisation.

Des outils plus fonctionnels ont été élaborés, comme le Compact Archery pour amener la découverte du sport dans des lieux inhabituels mais fréquentés, tels les centres commerciaux, ou les quartiers. Compact Archery est un concept de pratique en intérieur ou extérieur d’une surface de 20 m2, avec du matériel adapté aux lieux spécifiques.

De plus, un guide des équipements a été créé et la Fédération est en finalisation de développement d'un outil cartographique (SIG).

“L'utilisation des différents vecteurs de la communication est essentiel,” explique Jean-Michel Cleroy. “Les moyens traditionnels ne suffisent plus, la communication doit être plus réactive et aller vers le public ciblé.”

Ainsi, les réseaux sociaux sont l’un de ces vecteurs importants, avec le mailing ciblé vers les jeunes ou les féminines.

La campagne Cap 75'000 a été mise en place cette année pour franchir la barre sur laquelle la France bute depuis trois ans.

“C'est aussi une étape vers un autre chiffre symbolique, les 100’000 licenciés, qui permettrait à la Fédération d'avoir une meilleure assise au sein du sport français,” le secrétaire général de préciser.

L’Etat met actuellement à disposition de la FFTA 26 cadres, dont le Directeur Technique National, ses adjoints, les entraîneurs nationaux et des cadres techniques en région, et aussi des moyens financiers. Bien qu’importants, ces moyens ne sont pas garantis, c’est pourquoi l’avenir est incertain de ce point de vue-là.

L’économie du pays n’étant pas au beau fixe, les communes ont des budgets réduits, et par conséquent, les clubs peuvent également voir leurs moyens baisser. Pour limiter l’impact d’un contexte pas forcément favorable, continuer à augmenter le nombre d’archers semble être un moyen incontournable.

“Pour cela, nous avons commencé un travail sur d’autres axes, comme développer la pratique chez les moins de 10 ans, proposer une activité sport-santé dans le cadre de l’intérêt général et de la santé publique, accompagner les clubs vers une plus grande professionnalisation, continuer à développer le tir à l’arc en milieu scolaire, bien former les archers grâce à de bons entraîneurs et de bonnes infrastructures,” poursuit Sandrine Vandionant.

“Tout cela en vue d’une médaille olympique qui reste le moyen offrant le plus de visibilité à notre sport.”

Les campagnes

Cette campagne de communication spécifique à l’attention des femmes entame en 2016 sa deuxième année d’existence.

Un kit de communication a été réalisé et distribué aux clubs qui souhaiteraient s’investir dans des campagnes locales de promotion du tir à l’arc pour les femmes.

En 2016, plus de 200 actions ont été menées dans plus de 100 clubs de toute la France: inviter une amie ou une épouse, les copines des amis ou toutes autres femmes à pratiquer le tir à l’arc pendant quelques heures avec comme objectifs la découverte, le partage et la convivialité. Ainsi, plus de 3 000 femmes ont découvert le tir à l’arc par le biais de cette opération.

Le kit de communication digitale s’est doté de deux vidéos courtes faisant la promotion de la pratique du tir à l’arc auprès des femmes.

Un casting a été réalisé sur les réseaux sociaux et la FFTA a invité une vingtaine de femmes à participer au tournage de ces deux vidéos, en compagnie de Sandrine Vandionant et Pascale Lebecque, athlètes de haut niveau et cadres fonctionnaires du ministère des sports.

Plus d’informations sur l’opération “Tir à l’Arc au féminin” et l’agenda des manifestations sur le site de la FFTA.

Lancée suite aux événements tragiques survenus en France en 2015, cette campagne s’articule autour de deux axes forts:

  • Transmettre les valeurs du sport (respect, loyauté, courtoisie, convivialité, non-violence, fairplay…)
  • Favoriser l’accès à la pratique du tir à l’arc pour des publics éloignés (personnes en situation de handicap, femmes, jeunes de 12 à 25 ans de quartiers défavorisés…)

La première action a été la création d’un label Club FFTA – Citoyen du Sport venant enrichir l’éventail des labels déjà existants décernés aux clubs et surtout attribués jusqu’ici sur des critères sportifs et d’infrastructures.

Cette action est accompagnée d’un kit de communication à l’attention des clubs qui souhaitent mettre en place un projet spécifique dit “citoyen”, et un soutien en matériel d’archerie ou une aide logistique sont prévus.

Un kit de communication digitale est également en cours de développement.

Plus d’informations sur l’opération Citoyen du Sport ainsi qu’une liste des clubs labellisés sur le site de la FFTA.

Cette troisième campagne, digitale, est une synthèse des deux précédentes. L’objectif de la Fédération Française de Tir à l’Arc étant 75’000 licenciés en 2016.

Avec un compteur actuel qui s’approche très fortement de cette marque, les efforts se concentrent vers celles et ceux qui n’ont pas repris de licence cette année et sur les nouveaux licenciés potentiels (licences “découverte”).

Une campagne de communication a été réalisée et envoyée à l’ensemble des clubs et dirigeants, ainsi qu’à des cibles spécifiques:

Pour cette dernière, les clubs les plus accueillants parmi ceux qui auront acquis le plus de licenciés depuis le 1er mars jusqu’à la fin de l’été seront récompensés d’une séance d’entraînement avec un entraîneur de la FFTA et un archer de haut niveau.

De plus, afin d’augmenter l’impact de cette campagne au-delà de celles et ceux qui n’ont pas repris de licence, une vidéo a été réalisée par le service communication de la Fédération et distribuée sur ses réseaux sociaux et sur sa plateforme vidéo.

Cette campagne rencontre un véritable succès avec plus de 40'000 vues et 1'200 partages.